| Le
vide et la compréhension.
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Les différents regards mystiques sur la réalité se croisent
en l'Homme :
d'une perception téléologique
au
sens immédiat et absolu, du domaine de la conscience à celui du non-conscient ou du vide.
Choc des mondes conceptuels. Souvent, l'Homme est symbolisé par la croix
: En lui se rencontrent les divergences. Il est le point de résolution...
Nous ne pouvons à notre sens épuiser la réflexion sur ce thème, mais y
reviendrons dans les semaines qui viennent.
On peut s'apercevoir que les éléments
physiques et psychiques se
perpétuent par des lois de reproduction naturelle et à ce titre
n’ont ni commencement ni fin, c'est-à-dire ni naissance ni mort :
ils participent d’une chaîne de continuité selon des principes qui
ne laissent pratiquement aucune marge de fantaisie ni aucun choix :
nul n’a le pouvoir de décider d’une pensée originale. Il y a fort à parier
que s'il y a développement celui-ci concerne autre chose que ce sur quoi
nous nous plaisons à mettre une identité administrative.
Quant à la pensée on peut la refuser après,
mais cela implique quelque chose qui vraisemblablement n’est pas de l’ordre de
la liberté (le libre-arbitre a-t-il à voir avec la liberté ? un arbitre
est-il libre ?)
ni de l'ordre de l'énigmatique Bouddha comme le suggérait HuiNeng : on n'est pas
sûr qu'aucune
constituante de cause à effet ne soit originelle de la volonté
individuelle. Mais c'est peut-être ce qu'il voulait dire.
Derrière
cette zone énergétique bien tangible s’en cache évidemment d'autres.
Une supra-conscience fait agir dans le champ des sens
indépendamment de notre faculté d'idéation habituelle (conscience). Elle n'est perceptible
que par ses effets, elle semble être l'essence de l'esprit même qui tente de la
percevoir de telle sorte que son
principe apparaisse comme le développement de la conscience de sa
propre perfection. La réalisation de soi si l'on préfère. Les principes de "vie" ont sans aucun doute pour finalité,
donc pour alpha, un trésor
incommensurable d’amour, de merveille et de plénitude. Sinon comment comprendre une larme d'amour dans cet enchevêtrement
gigantesque d'énergie ? et même un sourire ? Sinon, la conscience n'a pas d'origine, ce qui revient à
dire qu'elle n'est pas.
Mettre un sens sur ce qui pourrait ne pas
en avoir... cela rappelle un peu la première phrase de la genèse dans la
Bible (un essai parmi d'autres dans le monde, sur la genèse de la
conscience et du monde, pas des plus intéressants).
S'il n'y a pas de sens, alors, non pas toute la splendeur, mais la conscience de la splendeur dans la
nature est un pur hasard de nos
sens ; y compris l’œuvre des grands musiciens, y
compris l’amour humain dans sa plénitude amoureuse (l'amour que certains psys et biologistes ont fait effort d'expliquer
afin de démontrer qu’ils avaient tout compris de la grâce). Le sens
qui veut s'affirmer dans le champ de notre conscience nous vient d'un
sentiment de plénitude plus que du raisonnement, comme d'un langage
source que nous devons interpréter dans la
sphère de notre réel.
"Ce n'est pas
l'effort mais la grâce"...
Le non sens n'empêche pas l'équilibre, au
contraire. Mais nous y trouverions un manque total d'appui, de guide dans
notre action vis à vis des générations futures.
Et nous voulons y mettre un sens. "Voilà l'Homme". Nous nous référons à un guide intérieur qui nous ramène tout
droit au... sens. Celui-ci est inscrit dans nos joies et nos
souffrances, nos espoirs et nos rêves. Sens et dieu sont à peu de choses près le même
mot, sauf que le premier n'est pas dans l'imaginaire de l'ego.
D'ailleurs comment adhérer au principe de non-conscience pure tout en acceptant la conscience
de celle-ci ? Si c'est l'unité absolue qui prévaut, il n'y a ni
conscience ni non-conscience. Et alors à quoi bon parler
d'unité...
Un maître a dit un jour, en France : «les religions changent avec le
temps». Il n'y a pas que cela qui change avec le temps ! Quel bonze du
7ème siècle aurait imaginé que l'Homme ferait un jour un aller-retour
à la lune ?
Il est une
étape de l’évolution spirituelle qui doute du sens, il en est une autre
qui la revendique et elle vient après, avec force et conviction. Cela
n’est possible que par la révélation de l’Amour en tant qu’absolu
principe de toute réalité.
La méconnaissance de ce fait est à l'origine de toutes les dérives.
Dans ce domaine comme dans le domaine socio-économique il n'est pas
nécessaire d'unifier toutes les sensibilités; l'essentiel est de poser
les priorités afin d'aller de l'avant dans les conditions les plus
justes.
La probabilité d'ignorance pour l'être humain dans ce domaine est des plus élevées,
aussi loin qu'aient été les chercheurs spirituels de tous temps et de
tous lieux. En tenant compte de cet avertissement, l'Humain peut laisser
l'évolution naturelle faire son chemin à travers son esprit, car il
possède en lui, toujours actuels, les repères nécessaires à
l'action... Il n'est d'ailleurs pas sûr qu'il rencontre un jour toute la
réponse à son questionnement métaphysique, sauf à faire taire
celui-ci.
Mais, et c'est la difficulté, l'Humain doit d'abord exister, ce
qui n'est pas exactement le cas encore. Il serait même en passe de
disparaître.
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